Prix Ampère 2026 : l’équipe IASI du LATMOS récompensée pour vingt ans d’observations de l’atmosphère
Le 27 octobre 2026, l’Académie des sciences a décerné le prix Ampère de l’Électricité de France à l’équipe IASI du LATMOS-IPSL. Elle récompense vingt ans de travaux sur l’atmosphère à partir des observations infrarouges de l’instrument IASI, dont les produits de composition atmosphérique sont accessibles librement via le portail géré par le pôle AERIS.
Lors de sa première séance annuelle de remise des prix, au Palais de l’Institut de France, l’Académie des sciences a attribué le prix Ampère de l’Électricité de France, exceptionnellement, à une équipe : l’équipe IASI du Laboratoire atmosphères, observations spatiales (LATMOS-IPSL). Elle est composée de Cathy Clerbaux, Solène Turquety, Sarah Safieddine, Camille Viatte, Juliette Hadji-Lazaro, Anne Boynard et Maya George. Dans la catégorie des sciences de l’Univers, c’est une équipe 100 % féminine qui est ainsi distinguée.
Ce prix met en lumière un jeu de données devenu une référence pour la communauté scientifique. L’instrument IASI (Interféromètre atmosphérique de sondage infrarouge), développé par le CNES et EUMETSAT, vole à bord des satellites Metop. À partir des spectres infrarouges qu’il enregistre, l’équipe restitue les températures, au sol comme en altitude, et la composition de l’atmosphère. Ces produits servent au suivi du climat et de la qualité de l’air. Ils permettent aussi de détecter et de suivre des événements exceptionnels : éruptions volcaniques, incendies, fuites de gaz.
Des données ouvertes, diffusées par AERIS
Les produits de niveau 2 issus d’IASI, développés par le LATMOS en collaboration avec l’ULB, sont distribués par l’infrastructure de données AERIS. Ils sont en accès libre et gratuit sur le portail IASI-AERIS (iasi.aeris-data.fr), avec des cartes quotidiennes. Ils couvrent notamment le monoxyde de carbone (CO), l’ozone (O3), l’ammoniac (NH3), le dioxyde de soufre (SO2), l’acide formique (HCOOH), le deutérium (δD), le méthane (CH4) et l’épaisseur optique des poussières (DUST-AOD). Selon les produits, ils sont disponibles en temps quasi réel ou en version retraitée, pour les différents satellites de la série Metop.
Cette ouverture des données permet à des équipes très variées, en France et à l’international, de s’appuyer sur plus de quinze ans d’observations pour étudier la pollution atmosphérique, les émissions agricoles et les panaches de feux ou de volcans.


