La campagne EUREC4A (Elucidating the role of clouds-circulation coupling in climate) est une mission aéroportée et océanographique s’étant déroulée du 20 janvier au 20 février 2020 au large de l’île de la Barbade, dans les Caraïbes.

L’objectif de cette campagne internationale initiée par des chercheurs du CNRS en France et de l’Institut Max Planck en Allemagne avec leurs collègues de la Barbade – rejoints par des équipes américaines et britanniques – est d’étudier les cumulus d’alizés et les tourbillons de petite échelle dans l’océan. Ces études devront permettre de réduire les incertitudes sur la vitesse et l’amplitude du réchauffement futur.

Pour ce projet AERIS avait trois missions principales:

– La réalisation du site web de campagne;

– L’archivage des données de la campagne EUREC4A;

– La réalisation d’un portail de distribution des données EUREC4A.

     

Concernant le site web de campagne, les principaux services fournis sont les suivants :

– Un service de visualisation « live » des différentes plateformes (satellites, avions, drones, bateaux, bouées, gliders, saildrones);

– Un service de visualisation des prévisions de modèles atmosphériques (6 modèles globaux + 5 modèles régionaux) et océanographiques;

– Un service visualisation et de distribution des données d’observation recueillies pendant la campagne;

– Un service permettant de consulter les différents rapports des bateaux, des avions, etc.;

– Des services permettant de distribuer les produits scientifiques, logiciels, et photos.

 

C’est dans le cadre de la réalisation de ce site web de campagne et du support aux utilisateurs que Vincent Douet,  ingénieur logiciel pour AERIS, est parti sur le terrain durant les 2 premières semaines (15 au 30 janvier 2020). Il nous raconte:

« Lors des réunions matinales quotidiennes j’ai pu rencontrer les PIs des instruments,

ainsi que les différents utilisateurs du site web de campagne et cela a permis d’ajuster au mieux le site web en fonction de leurs besoins et de proposer des services spécifiques à la campagne.

Être sur place m’a permis de rencontrer plein de personnes passionnées, j’ai pu ainsi mieux comprendre le fonctionnement des instruments et les problématiques de terrain.

 

Puis j’ai eu la chance de pouvoir participer pleinement à cette campagne en effectuant notamment un vol sur l’avion ATR de Safire (pour m’occuper de l’instrument Picaro), en visitant le bateau de recherche de la NOAA (Ronald H. Brown), en participant à la construction du radar PoldiRad du DLR, et en découvrant les magnifiques plages de la Barbade ».